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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 21:13

 

Lectrices, Lecteurs, salut !

 

Alors, alors…

Dans un accès d'optimisme, j'avais écrit, en janvier, un article qui s'intitulait "Presque".

Mais ce n'était que le presque du presque.

Le vrai presque c'est maintenant !

Si, si…

 

J'ai donc passé ces deux derniers mois à la dernière relecture (enfin presque) de L'Alliance, titre du troisième volume des Eveilleurs. Je suis fatiguée mais contente d'avoir porté toutes ces pierres jusqu'au sommet de la montagne. Et même quand elles redégringolerons en bas (elles redégringolent toujours entre un livre et l'autre), je les remonterai. Mais, bon, nous n'y sommes pas encore…

 

Le texte est maintenant entre les mains de l'éditeur. Je n'ai pas encore de date à vous donner, je ne sais pas encore si nous pourrons tenir le délai de juin. Je vous dis dès que je sais.

 

Pour l'instant, je n'ose pas vous dire grand chose de plus parce que je suis encore trop dedans, un peu… abrutie?

 

Sinon, les nouvelles du Brésil sont chouettes, avec le buzz qui commence parmi les blogs et les interviews. Lena, des blogs bookenfolie et Les Eveilleurs est entrée en contact avec Nanie du blog Nanie's World autour de la recette du Chococaf, et ça m'a fait chaud au cœur. C'est bête mais j'adore les ponts entre le Brésil et la France :-)

 

D'accord cet article est riquiqui… Pas des plus flamboyants.

Pff, j'ai presque honte…

 

M'en voulez pas. Ça ira mieux quand le presque sera devenu un "ça y est" définitif !

Je ne voulais juste pas vous laisser plus longtemps sans nouvelles.

Et puis je voulais vous embrasser !

Prenez soin de vous !

P.A.

 

Les interviews sur les blogs brésiliens:

 

http://naniedias.blogspot.com/2012/03/entrevista-pauline-alphen.html

 

http://www.romanceseleituras.com/2012/03/dois-dedos-de-prosa-e-1-pastel-com.html#.T2Js8mRV4BY.facebo

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 22:59

 

Bonjour tout le monde !

 

Voilà ce que m'écrit Alice, depuis son CDI…

Trop bien !

 

"Chère Pauline,

Une anecdote pour débuter l'année : j'ai mis Gabriel et Gabriel sur le présentoir à nouveauté hier matin.

Ce matin, il est sorti du CDI pour la première fois dans les mains de Lisa.
J'attends son retour.
Je sais que la première vie de ce livre au CDI se joue là.
Si Lisa aime, Léa le lira.

Si Léa le lit, Anaïs et Pauline se batteront pour l'avoir.

Si les filles discutent pour l'avoir, Alexis l'empruntera en prétendant qu'il le fait pour embêter les filles alors qu'en vérité, c'est un lecteur qui se cache parce que ça ne colle pas avec la fausse image de petit dur qu'il essaie de se coller.

Si Alexis sort le livre, il demandera à Arthur de le rapporter au CDI, ce qu'Arthur fera mais probablement en l'ayant lu entre temps.
Si Lisa n'aime pas, Léa ne le lira pas, Anaïs et Pauline se batteront pour le 2e volume du Journal d'une princesse qu'Alexis n'osera pas emprunter parce qu'il est ROSE ce qui fait trop, même pour embêter les filles, Arthur n'aura rien à rapporter alors il lira La Vie en Slip pour la 208e fois.

Alors je prêterai eGabriel et Gabriel" à... je ne sais pas encore. Tiens, Thomas, qui pose toujours plein de questions et qui voudra avoir le fin mot de l'histoire de l'échange de short.

Et si Thomas pose des questions, Justine voudra avoir un avis.

Et si Justine se forge un avis, alors Sarah...

 

Et ainsi va la vie d'un livre au CDI…

 

Alice"

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:59

 

Lectrices, Lecteurs, je vous salue !

 

Bon…

Je manque à toutes mes obligations de blogueuse.

Je crois que je n'en suis pas une, en fait.

Mais quand même, je n'écris plus beaucoup ici.

Par contre, qu'est-ce que j'écris !


Dernière ligne droite pour Les Eveilleurs III.

Enfin, "droite"…

Tout était quasiment écrit en décembre 2011.

L'éditrice était ok, elle trouvait que le livre était pratiquement écrit.

Mais je n'étais pas satisfaite.


Alors, au lieu de passer à la phase de peaufinage que je vous avais annoncée,

la phase d'écriture dégagée de l'architecture, j'ai tout repris depuis le début, en ouvrant grand l'œil critique. Brr… Pas toujours agréable l'œil critique… 

On a l'impression que rien n'est bon, on coupe, on modifie, on déplace, on cherche, on recommence et on va se coucher avec la sensation que ça n'avance pas…


L'écriture, parfois, est du travail de sizyf: grimper la montagne un pas après l'autre, sans se décourager. Et même si le rocher que l'on porte nous glisse entre les doigts quand on est presque en haut, on redescend, on le ramasse et on recommence…

Parce que, toujours, au bout de quelques jours ou quelques semaines de travail, le tunnel s'éclaire, le rocher ne dégringole plus, les pièces se mettent en place, clac clac. Des pièces qui étaient pourtant là mais pas tout à fait à leur place ou pas assez huilées, ou pas assez serrées.

 

La vue est belle du haut de la montagne, ce soir, je vais peut-être bien dormir,

Et, demain, je redescends chercher les pierres qui manquent.

Et, après, enfin, je m'occupe de la dentelle…

 

Mais, avant, il faut que je vous dise que nous n'arriverons pas au Nomadstère à la fin de ce prochain volume. Je sais, j'avais dit qu'on y serait. Et je le pensais aussi, persuadée que la deuxième ou la troisième partie aurait lieu au Nomadstère. Mais, comme d'habitude, d'autres choses sont arrivées en chemin. D'autres choix. De nouveaux personnages dont une qui vient éclairer différemment l'histoire d'avant l'histoire. Et puis, Blaise et Chandra m'ont donné du fil à retordre, pff, ils ne savent ce qu'ils veulent ces deux-là… Sans parler de Claris et Ugh qui… Non, d'eux je ne parlerai pas…

L'écriture, la mienne en tout cas, a cette particularité: elle s'anime en cours de route, elle prend quelques chemins de traverse, fait des pas de côté. Heureusement, vous imaginez si si tout était tout le temps sous contrôle, prévu d'avance, sans aucune surprise, aucune frayeur?

 

Alors, voilà, vous n'entrerez pas encore au Nomadstère dans ce prochain volume. Mais dans le quatrième, vous en saurez plus sur les Nomades de l'Ecriture, beaucoup plus. Chut, je ne vais pas m'étendre, je ne dirai plus rien, je ferai très attention de ne pas annoncer des choses qui pourraient changer, des fois qu'il y ait des rochers glissants et des zigzags…

 

Prenez soin de vous en ce Temps Blanc où les arbres bourgeonnent, j'ai même cueili des tomates le 22 décembre… Argh, encore un coup des Temps d'Avant ?

 

P.A.

 

P.S. Je serai au 10e Festival du Livre de Jeunesse Midi-Pyrénées, à Saint Orens le samedi 28 janvier et le dimanche 29 janvier, entre 10h-13h et 14h-17, à peu près…

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 19:02

 

Chouette ! Premier article dans la presse brésilienne sur "Os Gêmeos" !!

Cahier culturel de O Estado de São Paulo.

Dommage qu'il parle plus de l'auteur que du livre mais c'est un bon début :-)

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 23:50

 

Lectrices ! Lecteurs !

 

Deux mille douze est là !

 

Une nouvelle année où j'espère sincèrement

que nous continuerons à faire un bout de chemin

côte à côte et que

je vous souhaite

amicale, baroudeuse, cajoleuse,

douce, enfantine, formidable, gagnante,

hilare, imaginative, joyeuse,

kabbalistique (je sais, mais c'est difficile avec "k" !),

lumineuse, magnanime, naturelle,

océanique, plurielle, quantique, radieuse,

 

sentimentale, tantrique, universelle,valeureuse,

wouaou (impossible avec w, j'allais quand même pas vous souhaiter une année wagnérienne !),

xérophile (sans commentaires),

yogique,

zolie !!!!!

 

Je vous embrasse et pensez bien à prendre soin de vous !

P.

 


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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 20:14

12948---Os-gemeos_capa.jpgSalve !

 

Hoje, no Brasil, sai "Os Gêmeos", o primeiro volume das "Crônicas de Salicanda", pela minha editora querida, a Companhia das Letras.

 

Talvez não venha nenhum leitor brasileiro visitar esse blog antes de muito tempo mas eu precisava dizer isso a vocês nessa data simbólica: estou felicíssima de voltar a publicar no Brasil !


Principalmente esse livro, esse projeto, no qual trabalho há muitos anos.

Ele foi escrito em francês (Les Eveilleurs / Salicande) mas colaborei estreitamente com Dorothée de Bruchard na tradução e o sinto tão totalmente meu quanto se o tivesse escrito em português, como "A odalisca e o elefante", "O outro lado do Atlântico" ou "A porta estava aberta".

 

Portanto, sejam absolutamente bem-vindos e sintam-se à vontade para escrever aqui. É um espaço dedicado aos leitores e me comprometo a responder a todos os comentários que escreverem aqui.

 

Até breve, espero !


P.A.

 

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Amies Lectrices, Amis Lecteurs,

 

Demain, le 9 décembre, sort la version brésilienne de "Salicande", le premier volume des Eveilleurs. Cela donne "Crônicas de Salicanda" (Chroniques de Salicande) et le titre du volume est "Os Gêmeos" (Les jumeaux).

 

Alors, pour souhaiter la bienvenue aux futurs (j'espère!) lecteurs de mon pays, je vous fais une légère infidélité et écris cet article en portugais. En attendant de trouver un moyen de faire les deux dans ce blog.

 

Bientôt un article sur le volume 3, promis !

 

Prenez soin de vous en ce Temps Blanc qui s'annonce…

P.A.

 



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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 21:57

 

Chères toutes, chers tous…

Lectrices ! Lecteurs !

 

Voyons… Où en êtes-vous? Où en sommes-nous?

Les vacances sont un souvenir, les jours raccourcissent, le Temps Rouge se transforme doucement mais sûrement en Temps Blanc…


Je ne sais pas vous mais, moi, le froid, l'obscurité, l'absence de soleil me donnent envie d'hiberner, de plonger dans une saga énooooorme en sirotant du chococaf pendant des jours entiers

Ce que je ne fais pas, non non non !


Je ne le fais pas parce que je suis à fond dans les Eveilleurs, jour et nuit, nuit et jour.

Et ça avance, ça avance, ça avance si bien que je devrais avoir fini une première version du récit d'ici quinze jours !


Ça ne veut pas dire que le livre est terminé, hein?


Une fois arrivée au bout de la narration, libérée de l'architecture du récit, sachant qui fait quoi où et comment, je reviendrai sur mes pas pour écrire encore, compléter, peaufiner. J'aime beaucoup cette phase de fignolage où l'écriture se lâche autrement, où je peux orner, soigner les descriptions, lécher les adjectifs miam ! Et aussi couper, tailler, émonder…

 

Bon, mais en attendant, j'ai encore quinze jours de travail intense et un chapitre qui me donne du fil à retordre.

 

Et vous et vous et vous?

 

Prenez soin les uns des autres et à bientôt j'espère !

P.A.

 

P.S. Je serai au Salon du Livre de Rouen, samedi 3 décembre.

Au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, dimanche 4 décembre (13h30-15h30) et lundi 5 décembre (14h-16h)

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:51

Piece-jointe-Mail.jpeg  

Guettez-le !

II arrive, il y est presque…

Il sera en librairie le 12 octobre.

 

Je suis heureuse de vous présenter ce texte auquel je tiens.

Je vais vous dire pourquoi.

 

Le 14 juillet 1992, je reçus un fax du Brésil. Mon frère m'écrivait: "Avant tout, je veux te dire qu'elle est partie dans un sourire."


J'étais devant mon ordinateur, la lumière de l'été caressait les vieilles poutres de l'hôtel St Aignan qui accueillait les bureaux de l'ONG pour laquelle je travaillais.

Le temps était suspendu, vous savez, comme cela arrive parfois dans les moments importants.

J'étais en France et ma grand-mère (qui n'était pas ma grand-mère mais qui était ma grand-mère) venait de mourir au Brésil.

Je ne pouvais pas sauter dans un avion.

Je ne pouvais même pas vraiment pleurer.

J'étais au travail, devant mon ordinateur. C'était l'été. Ma grand-mère n'était plus.

 

Je voulais faire quelque chose.

J'ouvris une page word sur l'ordi devant moi.

Je pensai à elle. Je cherchai mon premier souvenir d'elle.


J'avais onze ans. J'habitais en France et je montais dans l'avion pour aller au Brésil où elle m'attendait. Elle et tant d'autres. Le pays tout entier.

Et, soudain, je fus envahie. Mémoire. Émotions...


J'écrivis:

Foi o primeiro avião consciente
Antes houve outros mas esse eu sabia, desse eu lembro


C'est-à-dire:
Ce fut le premier avion conscient
Il y en eut d'autres auparavant mais celui-là je savais, de celui-là je me souviens


En 1992, j'écrivais en portugais.

Et que de la poésie.

Je n'étais revenue en France que depuis quatre ans.

Ce jour-là, pour dérouler mes souvenirs, pour les pêcher si loin, la poésie ne convenait pas. Je pris le risque de la prose.

 

J'écrivis longtemps ce jour-là, retrouvant ma grand-mère et découvrant que je pouvais écrire en prose.

Je re-écrivis longtemps ensuite.

2011 - 1992 = 19

Dix-neuf ans.


Pendant dix-neuf ans, j'ai travaillé ce texte qui s'appelait alors "par exemple, la chronologie", en minuscules et sans point. D'abord en portugais. Puis en français. Et de nouveau en portugais. Puis encore en français. A la première personne. A la troisième avec un personnage féminin, puis masculin… Je ne le travaillais pas tous les jours, bien sûr, je l'oubliais pendant des mois, mais il ne m'a jamais quittée. Il manquait toujours quelque chose, ce n'était jamais comme je voulais. Alors, j'y revenais. Le récit a bougé, beaucoup. Ma grand-mère qui avait le rôle principal s'est un peu effacée, d'autres personnes ont occupé le devant de la scène, des personnes qui aujourd'hui se confondent avec les personnages.

 

En 2005, je publiai mon premier livre en français ("Journal d'un enfant aujourd'hui, au Brésil"). Des portes s'ouvrirent. Une possibilité surgit de publier d'autres textes. Je repris "par exemple, la chronologie", le travaillai encore, lui donnant la forme qu'il a aujourd'hui. La publication ne se fit pas.

En 2009, je publiai le premier volume de Les Eveilleurs.

En 2010, enfin, une éditrice formidable -la mienne- flasha sur ce texte.

 

Le 12 octobre 2011, "Gabriel et Gabriel" paraîtra enfin.

En lisant les épreuves, j'ai, pour la première fois, senti que c'était ok, que je pouvais le lâcher. Parce que j'étais arrivée à une forme, un style, un fond qui me convenait? Parce que je peux maintenant lâcher l'enfance sans peur de la perdre?

 

Ce récit est devenu, pour moi, le contenant d'un éblouissement, d'une rencontre fondatrice, de mes premiers souvenirs conscients du Brésil. Le symbole du Brésil en moi. De la langue, de mes deux langues en moi. De l'écriture. De ma grand-mère. De l'enfance. Du temps qui passe et n'abîme rien.

 

Alors, oui, je suis heureuse de vous l'offrir.

Et ne vous laissez pas avoir par ceux qui vous diront que c'est un texte "pour enfants". Ou plutôt si !

 

Il commence comme ça:

 

L'avion


 

"Il bourdonnait. Il volait. Gabriel, ça lui faisait tout drôle d’être dans l’avion sans ses parents. Ils étaient restés en France parce que son papa avait du travail et que sa maman était insomniaque dans la nuit. L’insomnie, c’est une maladie de la nuit que les mamans attrapent en même temps que les petits frères. Gabriel n’avait pas envie de penser à son frère maintenant. De toute façon, il n’y avait rien à en dire : un bébé, ça pleure, ça tète, ça dort, et ça recommence. Et ça rend les mamans insomniaques dans la nuit."

 

A part ça, j'ai des choses à vous raconter sur le volume 3 des Eveilleurs.

Dans un prochain article, d'acord?

 

Prenez soin de vous !

P.A.



 

 

 

 

 


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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 00:24

 

Très chères Lectrices, très chers Lecteurs !

 

A quelques jours de la rentrée, un petit mot…

 

J'espère que vos vacances se sont bien passées. Que vous vous êtes reposés de l'année studieuse, que vous avez échangé, appris… Plus ça va, plus je me dis que l'on est en vie (en vraie vie) lorsqu'on apprend encore des choses… Heu, mais ne nous égarons pas. La rentrée, disais-je…

 

De ce côté-ci de l'écran, j'attaque la rentrée avec une grande envie de travailler, si, si ! En fait, je n'étais pas en vacances, juste en "pause forcée", trépignant un peu de ne pas pouvoir écrire autant que je l'aurais voulu.

 

Néanmoins, les pauses sont aussi salutaires. On a le temps de réfléchir autrement, de vivre d'autres choses. Cet été m'a donc donné pas mal de grain à moudre pour les Eveilleurs. Je suis allée à la rencontre de quelques monastères espagnols et me suis nourrie à ces lieux tellement particuliers. J'avoue, j'ai un faible prononcé pour monastères et couvents, une empathie certaine.


Du fait de ces recherches pratiques, après les recherches théoriques, la partie du volume 3 concernant le Nomadstère s'est considérablement étoffée. Problème. Il va falloir réorganiser le volume, réfléchir encore et plus à la structure, faire ce que mon éditrice appelle joliment de "l'architexture".

A ce stade du travail, disons que plus de la moitié du troisième livre des Eveilleurs est écrite. Et la partie manquante bien entamée. Je dois maintenant décider jusqu'où j'irai dans le récit pour ce volume, c'est-à-dire à quel moment de l'intrigue je vais l'arrêter.

 

Comprenez-moi: je sais parfaitement ce que je veux raconter avec cette histoire, je sais où je vais, pourquoi et avec qui. Néanmoins, exactement comme dans un voyage —je me répète sûrement— je ne sais pas toujours par où je vais passer ni le temps que je vais rester à chaque étape. Et il y a toujours, en cours de route, les rencontres.

Je démarre chaque volume en me disant : dans le fil de l'histoire, je veux aller jusqu'au point X. Et puis, en cours de travail, d'écriture, il se passe des choses inconnues, délicieuses, inquiétantes, déroutantes. Les pages et les chapitres se succèdent, le livre s'épaissit. A un moment, il faut choisir le moment d'interrompre le récit et en faire un livre. Le point X devient Y. En l'occurence, il ne s'agit pas d'un calcul stratégique de l'auteur ou de l'éditeur. Les Eveilleurs est un long récit qu'il faut bien organiser en livres. Mais, pour moi, il s'agit avant tout d'un seul récit, d'une histoire.


Peut-être cette nouvelle vous aidera un peu à patienter: un autre récit sort en octobre au Livre de Poche. C'est un petit roman, dans un style très différent des Eveilleurs et que l'éditeur cible pour des lecteurs plus jeunes. Mais, comme vous le savez, je ne crois pas vraiment à ces frontières entre lecteurs. Je crois que vous pouvez parfaitement le lire. J'espère que vous aimerez le lire. J'en parlerai davantage dans un prochain article. Le livre s'appelle 'Gabriel et Gabriel'.

 

En attendant, je vous souhaite une BELLE RENTRÉE et un Temps Rouge enthousiaste  ! ! !

 

Je vous embrasse

P.A.



 

 

 

 

 

 


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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:39

 

 

Ok, Lena a tout à fait raison: cela fait vraiment trop longtemps que je n'écris pas sur ce blog qui est le mien, le seul et l'unique d'ailleurs.

J'ai un tas de raisons mais pas d'excuse, je vous propose donc de passer  à autre chose.

 

L'important c'est que je me trouve devant l'océan. Je l'entends depuis le premier étage de la maison bleue d'où je vous écris, son grondement berce les nuits de travail, indifférent aux premiers feux d'artifice du 14 juillet.

Même si le soleil n'est pas tous les jours au rendez-vous, Bandha, encore et toujours m'apporte l'allégresse, l'ouverture des sens et une sorte de paix que je ne trouve que près de la mer.

 

Je ne suis pas en vacances —il n'y aura pas de vacances tant que le livre ne sera pas terminé—, je suis venue ici pour retrouver Les Eveilleurs que j'avais quittés en allant au beau Salon de Saint Malo qui, cette année encore, a rempli ses promesses de rencontres.

 

Je retrouve donc mes personnages et leur histoire et, comme chaque fois que je m'éloigne un peu, je me demande pourquoi diable suis-je allée m'embarquer dans un projet aussi long et complexe. J'ai commencé à penser aux Eveilleurs en 2000, à l'écrire en 2006. Cinq ans, donc, que je vis en leur compagnie, que j'égrène les mots et pêche les idées pour les raconter. Il faut prendre ce temps en compte quand vous vous dites que je ne vais pas assez vite, le long temps de la conception, de la création et du travail. J'ai ainsi, de temps en temps, un petit moment de flottement face à ce qui reste à accomplir puisque ce récit, vous le savez, est loin d'être terminé.

 

Cet état d'esprit ne dure généralement pas plus de 24h. Le temps que je reprenne pied dans la vingtaine de dossiers de notes et recherches, les trois cents pages de plan, les tableaux. Je suis vite à nouveau happée par ce livre, ces livres, ces personnages, cette histoire, et le travail s'impose comme une évidence.

 

Je viens ainsi de passer deux jours en compagnie d'Ellel et depuis hier, je suis avec Claris qui me mène droit au Nomadstère qui va être le gros morceau de ce troisième volume. Je me régale avec les recherches pour le Nomadstère, replongeant dans mes lectures de fac d'histoire, Duby, Le Goff, Delumeau, des historiens fabuleux et de belles plumes. Bonheur… Voilà une des raisons qui me pousse à poursuivre ce projet: je parle et j'étudie des choses que j'aime, qui m'ont toujours intéressées: le temps, la mémoire, l'imaginaire, l'évolution des mentalités, les sentiments, les émotions, les gens…

 

On reproche à mes personnages, de temps à autre, d'être pleins de bons sentiments, à mon intrigue de manquer de noirceur. C'est vrai, ceux qui cherchent la noirceur ne doivent pas lire Les Eveilleurs. Il y a des écrivains qui font ça très bien. Moi, je ne sais pas, et puis ce n'est pas mon truc. Quant aux bons sentiments, j'y repensais en lisant une interview de René Barjavel à qui on reprochait parfois d'être trop optimiste (et pourquoi pas? il y a tant de pessimistes), d'écrire des histoires qui finissent bien (ce qui n'est pas toujours vrai) et de camper des héros trop amoureux (ce qui est complètement idiot):

 

"En réalité, j'essaie de sauver mes héros parce que je les aime, ils me font plaisir et puis ils représentent pour moi l'homme. J'aime l'homme aussi et je voudrais bien qu'il se sauve : je n'en suis pas certain. Il y a une chose qui me fait penser que tout de même il se sauvera, c'est que je crois qu'il est chargé d'une mission. [...] Je crois que nous nous transmettons un message. Lequel ? Vers où ? Ça, nous ne le savons pas. Mais il y a là une finalité. »

 

Voilà. Moi aussi j'aime mes personnages et je voudrais bien que l'homme se sauve. Et je crois dur comme fer qu'il y a une finalité à être vivant… Pff, encore un bon sentiment !

 

Alors, soyez en vie !

P.A.

 

PS Ah, un mot quand même du potager. Il a été attaqué par des bêtes blanches, minuscules et redoutables qui sautent quand on les touche. J'ai oublié leur nom. Trix? Non, ça c'est les méchantes fées des Winx (heu, c'est les vacances scolaires, on est à fond dans les Winx…). Enfin, un nom barbare dans ce genre. J'ai ceuilli tout ce que j'ai pu et j'ai traité. Puis je suis partie depuis une semaine… On verra l'état du portager au retour, après 12 jours d'absence. Sinon, les tomates cerises étaient merveilleuses, le salades croquantes et les concombres sont la grande réussite de l'année. J'ai raté les épinards et les radis (je sais, pourtant les radis c'est fastoche). Les courgettes n'étaient pas mal non plus. Je dois oublier des trucs mais j'ai hâte de me remettre au travail.

 

Alors, je vous dis à bientôt, ne me maudissez pas de ne pas écrire ici plus souvent et de ne pas répondre plus vite à vos commentaires. Le temps est un mystère, il ne faut pas le presser…

 

je vous embrasse

P.A.

 


 

 


 

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