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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 21:41

Lectrices, Lecteurs, mes amis…

 

Un mot pour vous dire que je pense à vous, même si je ne trouve pas le loisir de venir vous écrire longuement sur ce blog.

 

Comme vous le savez, les Eveilleurs 3 sort tout début juillet et je serai déjà partie. Je ne le verrai peut-être pas ! C'est ce qu'on appelle lâcher le bébé !

Je compte sur vous pour tout me raconter et, bien sûr, pour me faire part de votre ressenti, je suis si impatiente de le connaître.

Je ne pourrai certainement pas écrire souvent car je n'aurai pas toujours de connexion internet mais je pourrai lire vos messages. Ne m'abandonnez pas de l'autre côté de l'Atlantique, hein? 


Je souhaite d'ores et déjà M.... pour tous ceux qui passent le bac ou d'autres examens.

Et puis un été réjouissant, de belles vacances riches en rencontres et en échanges ! !


Reposez-vous

Amusez-vous

Aimez…

Envolez-vous !

 

Je vous embrasse

P.A.

 

Et, comme promis, un nouvel extrait, en avant-première et inédit de "L'Alliance".

 

------

 

"L'ALLIANCE", chapitre XVII.

 

"La vie de Merlin 

Merlin trottinait dans les rues du village, Chien sur ses talons. Il avait une vie fort active et sa politique à lui à mener, et il venait d’emporter une victoire : l’aigle-scorpion avait enfin pris son envol.

Une fois son aile guérie, l’enfant avait eu toutes les peines du monde à convaincre l’aigle-scorpion de le quitter pour reprendre sa vie sauvage. La présence du rapace avait éloigné du village tous les autres oiseaux, et les volelibs se cachaient dans ses boucles blondes lorsqu’il approchait. Il avait dû le flatter outrageusement pour qu’il ne se vexe pas. Les aigles-scorpions sont des êtres susceptibles.

Une fois le prédateur éloigné, Merlin avait pu se consacrer à d’autres occupations fondamentales comme jouer avec Chien, regarder les colonies de fourmis travailler et les nuages passer dans le ciel, allant et venant librement dans les rues du village où il y avait toujours quelqu’un pour avoir un œil sur lui. Justement, Chandra venait vers lui et lui tendait ses bras douillets.

— Tu veux venir avec moi voir Maya, mon poussin doré ?

Il nicha sa tête dans son cou. Il voulait voir Maya. Quand Maya regardait Merlin, c’était comme un soleil qui s’allumait en lui. Il aimait cette sensation, la même qu’il avait avec cette Autrelui qui était absente. Maya regardait Merlin et il se trouvait perdu en elle. Trouvé par elle. Il découvrit bientôt que, lorsqu’il regardait quelque chose de toutes des forces, de toute sa vie, il disparaissait, il devenait cette chose.

Merlin ne séparait pas son corps de son esprit, les autres de lui. Merlin vivait dans l’unité. Il était tout. C’était agréable, paisible et enivrant. Son corps était source de plaisirs et d’émotions. Son corps était lui. Toute atteinte à cette harmonie, à cette unité, était un inconfort. Alors Merlin réparait, cousait, réunifiait. Il savait le faire, c’était facile, c’était sa vie.

Tantôt trottinant, tantôt bien calé sur la hanche ronde de la nourrice, Chien gambadant autour d’eux, Merlin sortit du village, humant l’air printanier et pépiant avec les volelibs. Chandra lui parlait aussi et il lui répondait dans son langage chantant. Une preuve de plus qu’on n’a pas besoin de parler la même langue pour se comprendre. Ce n’étaient pas les mots que Merlin entendait. Il écoutait une autre musique.

Il y avait un rythme à suivre, un rythme présent en toute chose. Dans les plantes, les hommes, la rivière, les étoiles. Dans tout ce qui vivait, il y avait un rythme. Si on faisait très attention, on pouvait le sentir pulser. Merlin fermait les yeux et le sentait dans son corps, alors il touchait la personne ou l’animal dont le rythme était altéré et il rétablissait la cadence, l’harmonisait. C’était simple, il suffisait d’écouter en soi la vie vibrer.

À deux lunées, Merlin ne différenciait pas encore la nuit du jour, aujourd’hui de demain. Il était lui-même tout le temps et le temps n’existait pas. Il changeait tout le temps et le temps n’existait pas.

Quand quelqu’un avait mal, par son corps ou son esprit, Merlin avait mal. Il avait mal à l’autre. Il voulait l’aider pour faire cesser sa propre souffrance. C’était simple. Mais, parfois, l’autre avait trop mal et Merlin pouvait se noyer. Alors il se fermait. Il le faisait gentiment, en laissant un peu de sa joie, un peu de son envie de consoler. Ce n’était pas difficile. Chaque jour qui passait, il devenait plus fort et se fermait moins. Un jour, il pourrait s’envoler." 

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Published by Pauline Alphen
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commentaires

Max Hell 15/06/2012 13:56

Bonnes vacances Pauline, bien méritées ! :) (J'ai hâte aussi aux vacances... après le BAC ! :D)
Comme Alex, j'préfére ne pas lire et savourer quand ça arrivera entre mes mains :P

Pauline Alphen 21/06/2012 22:34



Alors, comme Alex, d'acc, je comprends tout à fait.


Après le BAC, ce sera parfait !


Et merci, lundi je serai dans l'avion vers chez moi et ce sera doux…


P.A.



Evrevin 14/06/2012 19:48

trop hâte trop hâte trop hâte.....
j'attends ce livre avec impatience depuis que j'ai enchaîné les deux à la suite et encore plus après vous avoir rencontrée (festival du livre à Rouen)!!!
j'espère que je pourrai l'avoir avant de partir en vacances cette été pour pouvoir le "dévorer" au près d'une piscine!!! :)

Pauline Alphen 21/06/2012 22:32



Oui, tu l'auras, il sort le 4 juillet.


Tu pourras t'y plonger, y nager, perdre le souffle et le retrouver…


Et tu veindras me raconter, hein?


Je te souhaite un bel été !


P.A.



Alex 14/06/2012 13:18

Bonnes vacances !
Personnellement, je préfère ne pas lire les extraits avant pour mieux savourer le tout et n'avoir que des surprises !
Merci en tout cas par avance pour la délicieuse lecture qui nous attend, et à bientôt !

Pauline Alphen 21/06/2012 22:31



D'accord, ne lis pas, chut !


Bientôt bientôt…


P.A.



Marion 13/06/2012 22:08

Bonjour :)

C'est avec plaisir que j'ai lue l'extrait avec Merlin, je le trouve tellement chou ce petit garçon *o*
Dès que le Tome 3 sortira je l'achèterais ! En plus il sort après le bac, donc pas de tentation avant. Ça c'est bien x)
J'ai vraiment hâte de retrouver Les Éveilleurs car cela me donne toujours envie d'écrire et de persévérer ! (Peut être un jour un roman ? x) Douce utopie)
En tous les cas je trouve le temps d'attente encore plus long lorsque l'on sait la date de sortie. C'est surement psychologique ça :)

Gentiment,
Marion. V

Olivia 12/06/2012 17:00

Bonjour Pauline !

Honte à moi ! Cela fait bien trop de temps que je ne vous ai pas écrit ! Comment me faire pardonner ? Acheter l'Alliance dès le jour de sa sortie sera suffisant ? Dans ce cas, rendez-vous le 4
!
Je suis absolument ravie de voir sa date de sortie si proche ! Et la couverture est vraiment superbe, magnifique rouge. Comptez évidemment sur moi pour vous faire part de mes impressions (bonnes, à
l'évidence) au moment précis où je tournerai la dernière page! J'ai hâte de retrouver cette écriture si appréciée pour un nouveau voyage. Au vu des extraits, elle est toujours aussi fluide et
poétique, qui amène à la détente et à la réflexion à la fois, comme une inspiration profonde ou un écho dans l'âme, un vrai délice...

Et merci bien pour le M**** des examens, je passe mes premières épreuves du bac à la fin du mois et avec de tels encouragements je ne pourrais que réussir ! *le pouvoir des Eveilleurs est en
moi!*

Ah! Et mes condoléances pour Merlin IV !
ps: Je viens de lire que Merlin V avait fait sa miraculeuse apparition, alors longue vie à l'enchanteur ;)

De bonnes vacances à vous aussi, prenez soin de vous !
Bien à vous,
Olivia.

Pauline Alphen 21/06/2012 22:28



Salut Olivia,


Hmm… Lire l'Alliance et venir le raconter sur le blog !!!


Merci pour ce que tu dis de l'écriture et de la lecture de ce livre, cela me touche vraiment.


En inspiration profonde, c'est ainsi que je me sens quand j'écris, alors c'est formidable que la lectrice que tu es le ressente aussi.


Tu dois être en pleines épreuves de bac, comme mon fils… Alors, re-M… ç


Ce sera bientôt derrière vous !


A très bientôt donc !


P.A.