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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 00:19

 

Lectrices, Lecteurs, salut !

 

Aujourd'hui, j'ai ouvert une enveloppe, un peu distraite, en pensant à autre chose. Et un livre vert et rose (couleurs de l'école de samba Mangueira, êpa !) a glissé dans mes mains.

Ma fille était là et elle a ouvert de grands yeux.

Alors, je le lui ai donné et elle m'a demandé une dédicace.

Elle dit toujours qu'elle est toujours la dernière à avoir une dédicace...

Je me suis assise pour le lui dédicacer et je l'ai feuilleté. Un peu pressée, je devais sortir avec son frère faire des trucs administratifs. Je suis tombée sur une illustration où la grand-mère tient sa petite-fille sur ses genoux. Ça m'a pris au ventre. Et en écrivant, j'ai pensé à ce que cette histoire racontait.

A mes parents. Aux leurs. Au sitio. A mes enfants. A mes frères. Mes nièces. A la vie et à la mort.

Et une émotion à laquelle je ne m'attendais absolument pas est montée.

Et quand mon fils m'a demandé si ça allait, sa sœur qui me faisait un abraço a dit:

"Elle pleure mais c'est pas exactement de la tristesse. C'est plus de la saudade, hein, maman?".
Oui, la saudade...

Saudade de ce lieu que mon père a bâti et aimé si fort, des meubles qu'il collectionnait, des armes sur les murs, des tableaux partout, saudade de ce jardin immense où je glissais du lait dans les gosiers affamés des oisillons dont j'avais découvert les nids dans les hortensias (je pensais à cette époque que le lait était bon pour TOUS les bébés), des eucalyptus qui se balançaient sur le lac, des chevaux, des chiennes, du flamboyant où mon frère est tombé en glissant du toit alors que mon cœur de l'autre côté de l'Atlantique s'arrêtait de battre, de mon autre frère tenant mon fils riant aux éclats dans ses bras pour le jeter dans la piscine, des poissons qui écoutaient de la musique classique, de la bibliothèque de ma mère, de cette atmosphère de joie de vivre qu'elle créé partout où elle passe, du café de ma grand-mère... Et tant d'autres images, sons, parfums...

L'espace d'une dédicace, j'étais à nouveau là-bas.

J'ai écrit ce texte quand j'ai su que la maison allait être vendue sans que je l'aie revue.

Que c'était fini, je ne pourrais plus y retourner.

Que ma fille n'en aurait aucun souvenir.

Et qu'il ne m'en resterait que les miens.

J'ai écrit ce texte pour que tout cela continue à vivre.

Parce que je suis reconnaissante de tant de bonheur.

Parce que le bonheur passé n'est jamais passé...

Grâce à votre lecture.


Alors, que vive l'ARBRE A L'ENVERS !

 

Prenez soin de vous...

P.A.

 

P.S. ET MERCI, PRINCESSE CAM CAM, POUR TES  ILLUSTRATIONS: DELICATESSE ET EMOTION.

 


 

 

 



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Published by Pauline Alphen
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commentaires

toulon champion 12/05/2015 14:32

se livre est bien il ma bien plus car je les lu deux fois

uuu 12/05/2015 11:47

Lectrices, Lecteurs, salut !



Aujourd'hui, j'ai ouvert une enveloppe, un peu distraite, en pensant à autre chose. Et un livre vert et rose (couleurs de l'école de samba Mangueira, êpa !) a glissé dans mes mains.

Ma fille était là et elle a ouvert de grands yeux.

Alors, je le lui ai donné et elle m'a demandé une dédicace.

Elle dit toujours qu'elle est toujours la dernière à avoir une dédicace...

Je me suis assise pour le lui dédicacer et je l'ai feuilleté. Un peu pressée, je devais sortir avec son frère faire des trucs administratifs. Je suis tombée sur une illustration où la grand-mère tient sa petite-fille sur ses genoux. Ça m'a pris au ventre. Et en écrivant, j'ai pensé à ce que cette histoire racontait.

A mes parents. Aux leurs. Au sitio. A mes enfants. A mes frères. Mes nièces. A la vie et à la mort.

Et une émotion à laquelle je ne m'attendais absolument pas est montée.

Et quand mon fils m'a demandé si ça allait, sa sœur qui me faisait un abraço a dit:

"Elle pleure mais c'est pas exactement de la tristesse. C'est plus de la saudade, hein, maman?".
Oui, la saudade...

Saudade de ce lieu que mon père a bâti et aimé si fort, des meubles qu'il collectionnait, des armes sur les murs, des tableaux partout, saudade de ce jardin immense où je glissais du lait dans les gosiers affamés des oisillons dont j'avais découvert les nids dans les hortensias (je pensais à cette époque que le lait était bon pour TOUS les bébés), des eucalyptus qui se balançaient sur le lac, des chevaux, des chiennes, du flamboyant où mon frère est tombé en glissant du toit alors que mon cœur de l'autre côté de l'Atlantique s'arrêtait de battre, de mon autre frère tenant mon fils riant aux éclats dans ses bras pour le jeter dans la piscine, des poissons qui écoutaient de la musique classique, de la bibliothèque de ma mère, de cette atmosphère de joie de vivre qu'elle créé partout où elle passe, du café de ma grand-mère... Et tant d'autres images, sons, parfums...

L'espace d'une dédicace, j'étais à nouveau là-bas.

J'ai écrit ce texte quand j'ai su que la maison allait être vendue sans que je l'aie revue.

Que c'était fini, je ne pourrais plus y retourner.

Que ma fille n'en aurait aucun souvenir.

Et qu'il ne m'en resterait que les miens.

J'ai écrit ce texte pour que tout cela continue à vivre.

Parce que je suis reconnaissante de tant de bonheur.

Parce que le bonheur passé n'est jamais passé...

Grâce à votre lecture.


Alors, que vive l'ARBRE A L'ENVERS !



Prenez soin de vous...

P.A.



P.S. ET MERCI, PRINCESSE CAM CAM, POUR TES ILLUSTRATIONS: DELICATESSE ET EMOTION.

Miu 09/12/2013 19:49

Bonsoir Pauline.
Grâce au commentaire de Natacha, je viens de me rappeler que l'on avait parlé de ce blog à Montreuil, et je n'ai pas eu le temps de te laisser un commentaire depuis.
Un joli moment de Rencontre et de Partage, ce salon du livre.
Donc moi, en vrai, c'est Camille. On s'est vu quand tu étais arrivée en avance à la dédicace dimanche, l’après-midi.
Ma sœur jumelle et moi, on t'a fait dédicacer le tome 1 des Eveilleurs pour un ami qui s'appelle Lothaire, si tu te souviens. D'ailleurs je crois qu'il aime beaucoup.
Gabriel et Gabriel m'ont tout deux accompagnés dans le train du retour, et j'ai vraiment passé un moment magique grâce à tes Mots. Une rencontre rythmant un voyage. DES rencontres, plutôt. Et des
voyages, aussi. J'étais dans le train, mais j'étais aussi ailleurs, au Brésil.
Merci pour tes Mots, merci pour ces dédicaces. ♥
Et puis, je me demandais, est-ce que tu vas passer à Lyon un jour, pour un éventuel salon? Ça me ferait vraiment très plaisir.
A bientôt,
Camille, Miu.

Pauline Alphen 12/12/2013 23:48



Oui, Camille !


Merci de passer sur le blog me faire part de ta lecture de "Gabriel et Gabriel". Je crois que l'ARBRE A L'ENVERS te plairait aussi. Un autre voyage dans le même pays, vers les racines et le
ciel... "G&G" est tellement autobiographique que cela me fait un plaisir particulier.


Reviens me voir surtout sur le blog, de temps en temps, tu veux bien?


Prends soin de toi, de vous


P.A.


 


 



Natacha 07/12/2013 18:28

Bonjour Pauline,
Je m'appelle Natacha,vous ne vous en souvenez peut être pas mais nous sommes rencontrer au salon du livre à Montreuil.
Merci pour c'est quelques minutes (trop courtes!) partagées avec vous.
Je vient de terminer Le Passage qui m'a replongé à Salicande, ce fût un vrai plaisir. J'ai beaucoup aimé cette phrase: "Les livres consolent, les livres accompagnent, les livres pressentent." elle
est tellement vraie.
Maintenant j'attend la suite avec impatience.
Merci pour Les Eveilleurs.
Natacha

Pauline Alphen 12/12/2013 23:42



Natacha !


Je me souviens oui !


Merci d'être venue sur le blog et que les livres continuent à t'accompagner !


A bientôt j'espère


P.A.



marbot 07/12/2013 16:57

parfois il est bien de voyager … AILLEURS… a Salicande…on fait d’etranges rencontres…

mes meilleurs amities

marbot

Pauline Alphen 12/12/2013 23:40



Marbot !


J'espère que tu vas bien depuis notre rencontre à TireLire !


Reviens me voir surtout, je suis trop fière de toi qui est parmi les plus jeunes lecteurs des Eveilleurs !


Joyeux Noël !


P.A.