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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 11:15
JOURNAL D'UNE NOMADE DE L'ÉCRITURE. LES PETITS PAS. JOUR 13.

Lectrices, Lecteurs, je vous salue !

 

Au fil des livres, des salons, des échanges, j’ai eu le bonheur de tisser avec certaines lectrices et certains lecteurs des relations privilégiées qui ne sont pas l’un des moindres cadeaux de ce métier.

 

Aujourd’hui, j’ai reçu un livre par la poste, présent d’une lectrice que j’aime. Je ne connaissais pas l’auteur, Maxence Fermine. Un tout petit livre dont étrangement toutes les pages ne sont pas numérotées.  Je l’ai lu d’une traite et, comme son titre « Neige », il a ébloui ma journée. Plus que ça, il m’a rappelé pourquoi j’avais choisi la voie de l’écriture. Le « pourquoi » essentiel, celui qui vibre dedans, avant, toujours. Celui de mes 10 ans, de mes 17 ans et, peut-être, de mes vies antérieures.  

 

Un texte si simple, si complexe, si blanc, si intense, si lumineux, si limpide, si affûté. De ceux qui mène au parfait silence intérieur, ce lieu où tout est à sa place. Il dit le temps de l’amour et le temps de l’écriture qui n’est autre que celui de la vie.

 

Merci à Maxence, merci à toi, généreuse lectrice !

 

Portez-vous bien, funambules, sur le fil de l’existence…

P.A.

« En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil d beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. »

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commentaires

Emily 02/10/2020 11:37

C'est dingue, parce que pile quand tu as publié cet article, je lisais ce même livre. Bon je ne prends le temps de commenter que maintenant, mais la concordance m'avait beaucoup amusé.
Et sinon très heureuse de retrouver les articles de ce blog, en attendant de poursuivre les aventures des Eveilleurs.

Marie 25/08/2020 23:10

Bonsoir Pauline
Ouh la la que de retard dans mon suivi de tes articles ;) Merci beaucoup pour le petit mail de rappel.
Très heureuse de te retrouver. Je parlais des éveilleurs avec ma bibliothèque en décembre dernier.
Il va falloir que je me replonge dans la série car je me suis arrêtée au tome 4...
A très vite, bonne soirée !

Pauline Alphen 26/08/2020 11:46

Bonjour Marie !
Ravie de te revoir par ici :)
Les Eveilleurs se sont arrêtés comme tome 4. J'explique pourquoi dans les articles du blog. J'espère de tout mon cœur pouvoir enfin aller au bout de cette histoire qui m'accompagne depuis si longtemps. Et pouvoir vous retrouver, vous, lectrices et lecteurs fidèles, devenus des compagnons de route.
Garde-toi bien !
P.A.

Natacha 25/08/2020 20:25

Récemment, les quatre tomes des Éveilleurs ont (re)déménagé des étagères de ma chambre d'ado vers celles de mon appartement lyonnais.
En septembre, cela fera onze ans que Claris et les autres sont rentrés dans ma vie. J'ai laissé filer les dix sans même m'en rendre compte. A ce jour, ces livres restent un de mes cadeaux d'anniversaire préférés. J'essaye de les relire par fragments entre deux recherches pour mon mémoire de fin d'études. Il est presque trop facile de se perdre dans les grandes idées après lesquelles on court, et quand je sors du labyrinthe, Chandra me tend toujours les bras.

Merci pour cet email reçu aujourd'hui Pauline. Il m'a fait plaisir. J'erre ici parfois à la recherche de ce thème coloré et familier et il est bon d'avoir des nouvelles.
Je continuerai à revenir.

Pauline Alphen 26/08/2020 11:50

Natacha !
Quelle joie de te revoir par ici!
Savoir que Les Eveilleurs t'accompagnent d'un appartement à l'autre, d'une phase de ta vie à l'autre est un cadeau que tu m'offres aujourd'hui. Oui, oui, c'est la nature de Chandra de tendre toujours les bras, d'offrir le pouvoir de consolation de son odeur de pain frais et de cannelle. Je suis très touchée que tu en parles ainsi. Les personnages vivent vraiment, n'est-ce pas?
Je suis bien curieuse de connaître le thème de ton mémoire et j'espère de tout cœur que tu vas bien.
Que l'étude te soit féconde et sereine !
P.A.

Olga 25/08/2020 17:51

Ravie de suivre à nouveau tes petits pas sur ce blog.

Pauline Alphen 26/08/2020 11:52

Heureuse d'être suivie par toi qui sais bien que les petits pas font les grandes aventures ! Merci d'être là.