Chères Lectrices, chers Lecteurs,
Je ne vous oublie pas.
J'aimerais pouvoir vous présenter la couverture des Eveilleurs 3 qui commence à circuler sur le net.
Mais je ne peux pas !
Merlin IV a rendu son disque dur, sans prévenir, atteint d'une attaque subite et pas des suites d'une longue maladie.
Je n'ai plus d'ordi depuis cinq longues semaines.
Choc…
Heureusement, une bonne âme m'en a prêté un.
Mais ce n'est pas Merlin V, pas encore (oui, tous mes ordinateurs, depuis le premier, s'appelent Merlin pour des raisons évidentes). Vous comprendrez que, pour l'instant, j'entretienne des relations peu intimes avec cet inconnu emprunté qui ne fait que passer dans ma vie.
Alors, en attendant que passe cette phase étrange peu propice aux machines, je vous propose les deux autres extraits des Carnets de Sierra qui seront dans "L'alliance", le volume 3 des Eveilleurs, en attendant un extrait du livre que j'espère vous livrer déjà en possession de mon prochain compagnon de route électronique.
Ah, il faut que je vous dise aussi qu'il existe désormais une page fan Pauline Alphen sur Facebook, où je n'écrirai pas d'articles ni répondrai à vos comentaires comme je le fais ici. Mais vous devriez y trouver plus régulièrement les nouvelles des prochaines rencontres et salons. Et, surtout, cette page fan (ce n'est pas moi qui est inventé cette appelation) vous est destinée, vous pouvez y échanger, interpeller l'éditeur :-) que sais-je… Faites-en ce que vous voulez ! Je promets d'essayer de maîtriser suffisament mon téléphone pour vous poster de temps en temps une photo ou une vidéo cet été.
P.S. Finalement, j'y suis arrivée !
Les livres ont une vie propre.
Une vie mystérieuse et farouche
qui échappe au contrôle de l’auteur.
Le livre va vers son lecteur
aussi sûrement que le Soleil est amoureux de la Lune.
Il le cherche, il le reconnaît, il le trouve.
Le Lecteur va vers le livre
aussi fatalement que la Lune soupire après le Soleil.
Il l’espère, s’y reconnaît, il l’avale.
Ils sont voués à se rencontrer.
Ils dépendent l’un de l’autre.
Ils découlent l’un de l’autre.
Cela peut se faire très tôt ou très tard.
Une seule ou d’innombrables fois.
Le livre suit des chemins propres,
les voies secrètes de l’âme et du cœur.
Il a des alliés puissants: les autres livres.
On ne dira jamais assez les liens qui unissent un livre aux autres livres.
On oublie souvent les liens qui unissent un homme aux autres hommes.
Carnets de Sierra, extraits
In Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Écriture
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Les livres se parlent,
les livres murmurent entre eux,
ils se complètent, se fondent, se confondent.
Ils dessinent dans la nuit,
dans les nuages, les rêveries,
Ils puisent dans l’encre,
les appels et les promesses qu’ils susurrent
à l’oreille des écrivains, des poètes, des pêcheurs d’idées.
Chut, écoutez-les !
Les livres savent ce que l’écrivain ne sait pas.
Ils vont où l’écrivain ne va pas.
Ils obéissent au commandement des livres :
« Enrichissez-vous les uns les autres ! »
Carnets de Sierra, extraits
In Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Écriture
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