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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:45

 

En chemin, en route vers Venise, ses canaux, ses chats et sa mélancolie, je m'aperçois que si j'attends mon retour pour vous écrire nous serons déjà l'année prochaine.

Et je ne voulais pas rester si longtemps (un mois oui mais un an?) loin de vous!

 

Je vous souhaite une année 2015 comme vous le désirez ou comme vous en avez besoin (ce qui n'est parfois pas la même chose)...

Belle

Sereine

Surprenante

Positive

Amicale

Légère

 

Je fais ici la promesse solennelle de répondre aux commentaires du blog laissés sans réponse en début de nouvelle année. Quand je serai, enfin, à nouveau immergée dans le labyrinthe du Nomadstère.

 

Hâte de vous y voir bientôt

 

Gardez-vous bien, l'hiver approche...

 

Je vous embrasse

P.A.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:02

 

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Lectrices, Lecteurs, je vous salue !

 

J’ai repris, aujourd’hui, le chemin des Eveilleurs.

Comme une fiancée timide, j’ai tourné autour du pot, me préparant un café, ramassant les noisettes et les noix dans le jardin, répertoriant tout ce que ne ferais pas si je passais à l’acte —la paperasse, les comptes, le supermarché, la lessive, le rangement…—, goûtant du bout des doigts le fleuve obsédant qu’est ce récit.

 

Les noisettes ont dû représenter une dot satisfaisante puisque l’histoire a accepté de me reprendre à bord.

J’ai passé la journée à organiser les notes prises ces derniers mois, en les rangeant dans les fichiers qui leur correspondent : « Intrigue Générale », « Plan Eveilleurs 5 », « Scénario Ev 5 », « Plan Salicande », « Plan Limbes », « Portraits Personnages », « Personnages Nomadstère », « Vocabulaire Nomadstère » etc etc…

La journée a passé comme une flèche, ce récit engloutissant le temps comme une baleine ses tonnes de krill.

 

L’automne est là.

Je l’ai vu se déverser sur les ceps de vigne, hier, par la fenêtre du train qui me ramenait chez moi.

Un Temps Rouge comme je les aime, lumineux, sec, venteux.

Et sur le vent, déjà, le goût blanc de l’hiver, léger, prémonitoire.


Bientôt l’équinoxe marquera le passage.

Alors j’aspire avec application chaque touche de lumière sur les feuilles encore vertes, sur les feuilles déjà rouges, chaque crac des glands sous mes pas, chaque sensation de chaleur qui s’attarde. Et, ici et là, le souvenir d’Aladin qui ne promène plus sa féline démarche rousse sur l’herbe. Pourtant, je continue de lever les yeux du clavier, croyant le voir passer, coursant une musaraigne, jouant avec un papillon.

 

Le temps des Eveilleurs est revenu !

Je reprends mes déambulations dans le jardin, les conversations muettes avec l’écureuil, l’observation infinie des nuages, mes tendresses avec l’acacia qui jamais, jamais ne me repousse quand je viens poser ma joue contre son écorce rugueuse et promener mes doigts sur sa mousse bouclée.

 

Le Temps Rouge et le Temps Blanc seront donc consacrés aux Eveilleurs. Je voulais vous le dire car vous m’avez manqué. Les Eveilleurs m’ont manqué. Ce n’était, de ma part, ni abandon ni infidélité, ni ingratitude ni négligence. Seulement la réalité —l’autre réalité— qui exigeait son dû : s’occuper des siens —les enfants qui grandissent et s’en vont, les parents qui vieillissent et s’en iront—, veiller au cœur et aux racines, accompagner le chat parti jouer sur d’autres territoires, gagner de l’argent, organiser le quotidien…

 

Demain, j’entre un peu plus avant dans le fleuve, en commençant par reporter sur l’ordi les corrections faites sur ma dernière lecture. Mais déjà, ils sont tous là : Blaise joue à joue avec moi contre l’acacia, Claris dans chaque mot choisi, Maya dans le crac des glands sous mes pas, Chandra dans la poêle qui grésille, Jad dans le passage des nuages, Longue-Vue dans le bruit des chevaux de l’autre côté de la haie, Le Gris dans le souvenir du Roux, l’Engrillagée quand point la solitude, Bahir quand surgit le manque, Eben quand vibre la colère et la mélancolie…

Et les Vifs, toujours, autour…

 

Ouf, je suis rentrée à la maison…

 

J’espère de tout cœur que vous êtes toujours là, que vous tenez le fil, je vous embrasse et

 

VOUS SOUHAITE UN BEAU TEMPS ROUGE !

 

P.A.

Published by Pauline Alphen
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 14:44

Image-copie-3.jpgChut…

Approchez-vous…

Je vais vous raconter l’histoire d’un livre…

 

Un jour parmi les jours, une fille est allée au Sri Lanka pour son travail.

Elle en a profité pour visiter un orphelinat d’éléphants : paf ! coup de foudre.

Comme ce n’était pas loin, elle a fait un saut en Inde : tzin ! rencontre.

 

La même année —c’était une fille qui avait la bougeotte— elle s’est promenée à Istambul. Elle a vu les palais, le souks aux épices et aux lampes magiques, elle a vu le harem de Topkapi : vlan ! stupéfaction.

 

En Inde, la fille se casse la jambe. Elle est rapatriée d’urgence mais heureuse, absolument heureuse, pleine de paf de bang et de vlan et de tzin —très importants les tzin, on sous-estime trop leur influence—.

 

Et puis, ceci en entraînant cela, elle tombe amoureuse. Elle glisse amoureuse. Elle chavire. Elle succombe. Un amour surprenant. Atypique. Impossible. Un amour, quoi.

 

Résumons-nous : elle est émerveillée (voyages), immobile (trois mois de plâtre), chavirée (amour), révoltée (impossible)… Alors, elle réunit le tout. Tous les voyages, tous les amours pour raconter une histoire. Qui rendrait tous les amours impossibles possibles. Une bonne fois pour toutes, histoire de passer à autre chose.

 

Elle ne pense pas à un livre, pas du tout. L'écriture est depuis toujours son port intérieur, alors elle écrit. Elle respire, elle écrit, c'est très simple. Elle veut raconter une histoire qui occuperait son immobilité —c’était une fille difficilement immobile—, qui consolerait son amour, qui la ferait voyager.

 

Elle travaille le texte comme pour ses poésies : interminablement, le laissant reposer, le reprenant, une maille à l’endroit, une à l’envers, une en l’air, l’autre en mer… Elle n’est pas pressée. Elle découvre l’infini labyrinthe de la prose. Elle s’amuse, elle s’envole…

 

Puis, parce que les voies de l’univers sont impénétrables, cette histoire devient un livre. Son premier livre. Glups ! révélation.

Il est publié dans le pays où elle est né. Brésil, ce nom…

Il est petit, rouge, léger, Matissé, aimé, il fait 99 pages.

 

Un livre en appelant un autre, d’autres suivent…

D’autres livres. D’autres amours. D’autres voyages.

Le temps passe. Mais une chose ne passe pas : l'odalisque, l'éléphant, le sultan sont toujours là. Ils lui murmurent que l’histoire n’est pas finie. Tapis, ils attendent. Tranquilles, ils savent.

 

Le temps qui sait mieux que nous le quand de toute chose glisse sur l'histoire comme Leila sur ses babouches... La fille en profite pour traverser l’Atlantique, dans un sens puis dans l'autre et encore, et traduire l’histoire dans une autre langue —c’était une fille qui aimait le vertige—.

 

Tout cela dure des années et des années…

 

Un jour parmi les jours, une éditrice lit la traduction. Paf ! Rencontre.

D'autres livres éclosent, d'autres histoires se tissent…

L'Odalisque attend toujours, lisant dans la tour, découvrant le harem et les inextricables voies de son propre cœur.

Le Sultan roupille.

L’Éléphant travaille à surmonter les obstacles, réveiller les désirs.

Car il manque encore quelque chose, il manque quelqu’un.

Et puis, une nuit parmi les nuits, la fille rencontre l’illustratrice. Tzin ! Evidence.

 

Le Sri Lanka, l’Inde, Istanbul c’était en 1992.

La publication au Brésil en 1998.

La rencontre avec l’éditrice en 2006.

La rencontre avec l’illustratrice en 2013.

 

Aujourd'hui, la fille —qui est devenue une femme il faut bien le dire— tient en main ce livre parmi les livres.

Il a quelque chose de nacré, de doré, de lumineux.

De grand et de petit.

Il est lourd mais léger.

Il raconte tous les paf les bang les tzin.

Il porte le travail d’autres filles qui l’aiment et même de certains sultans.

Il est éléphantesque, tout simplement.

 

Le temps fait une pause pour regarder l'odalisque se balancer dans la trompe de l'éléphant, le sultan dormir, l'or et les roses... Le livre s’ébroue, il va parler…

 

Chut…

Approchez-vous…

Il est à vous…

 

 

P.S. Dans le rôle de l'éditrice: Cécile Terouanne.

Dans le rôle de l'illustratrice : Charlotte Gastaut.

Dans le rôle de la fille: Pauline Alphen.

Dans toutes les librairies : le 5 mars 2014.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:30

 

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Lectrices, Lecteurs de mon cœur...

 

J'espère que vous allez bien en ce Temps Blanc plutôt aqueux.

Il pleut, il pleut, les citernes sont pleines, les rivières débordent, les idées bouillonnent.


Au Temps Blanc, j'hiberne, vous l'aurez remarqué, étant donnée mon absence éclatante sur ce blog

Cela ne veut pas dire que je roupille dans ma caverne, non non !

Mais je me tiens plus immobile en attendant le Temps Vert et l'envie de bouger et, à nouveau, traverser l'espace.

Un temps étale de gestation des idées qui murissent, en attendant le printemps pour éclore.

 

Cet hiver, de nombreux lecteurs rencontrés dans les écoles: sept classes de 6ème à Pins-Justaret autour des EVEILLEURS. Dix classes de CM1, CM2 et 6ème à Puylaurens, autour de GABRIEL ET GABRIEL et L'ARBRE A L'ENVERS.

Et toujours le même plaisir à rencontrer, à échanger, à recevoir cette belle énergie de curiosité et d'enthousiasme.

 

Quelques signatures en librairie près de chez moi:

le 12 mars à Cultura Labège;

le 8 ou le 15 (à confirmer) à la librairie Ellipses à Ramonville.

 

Quant aux salons, je serai à:

Limoges (4-6 avril)

Genève (3-4 mai)

Montpellier (24-25 mai) avec Charlotte Gastaut pour l'Odalisque !

 

Et l'écriture, me direz-vous?

 

L'hiver a été consacré à une écriture plus... moins... Bref, une autre écriture.

Mais je compte bien reprendre le chemin des EVEILLEURS dès avril.

J'ai hâte, très hâte de retrouver les personnages qui commencent à revenir hanter mes nuits et qui me manquent. Incroyable comme ils me manquent.

La suite de l'ODALISQUE ET L'ÉLÉPHANT me picote aussi les doigts.

Et d'autres projets dont je vous parlerai mieux quand ils seront un peu plus précis.

 

Je voulais vous faire signe pour vous dire que je pense à vous.

Que je suis impatiente de renouer avec votre lecture.


Et je vous donne rendez-vous le 5 mars pour la sortie de l'ODALISQUE ET L'ÉLÉPHANT, un livre qui me donne envie de sourire à chaque fois que je pense à lui (et je pense à lui depuis 16 ans...) et qui sera peut-être un fil de plus dans le lien que nous tissons depuis cinq ans déjà...

 

Gardez-vous bien !

P.A.

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:29

 

Lectrices, Lecteurs du Collège Daniel Sorano de Pins Justaret !

Ô mes 6ème préférées !


J'ai passé trois journées passionnantes avec vous !

C'était un plaisir de vous rencontrer, de discuter et de partager vos remarques et vos questions sur l'écriture, la lecture et le travail de l'écrivain.

Il est assez rare que je rencontre des lecteurs aussi jeunes autour de LES EVEILLEURS, ce qui rend ces trois jours à Pins Justaret inoubliables !


De plus, certains d'entre vous m'ont écrit depuis et j'en suis ravie !

 

Voici quelques indications pour communiquer avec moi sur ce blog.

NE M'ENVOYEZ PAS DE MESSAGE MAIS PLUTÔT DES COMMENTAIRES.

Les commentaires apparaissent sur le blog où ils peuvent être lus par tous alors que les messages arrivent sur ma boîte mail personnelle.

Or, dans ma boîte mail perso, ils seront engloutis par d'autres messages et il y a peu de chance que je vous réponde.

Alors que, sur le blog, je réponds toujours.  Après un certain délai, parfois, mais je réponds !

 

Ainsi, Caterina, Karine, Laurie, Ema, Hugo, Lucie, j'ai bien reçu vos messages !

Merci d'écrire plutôt en cliquant sur "commentaires" pour être sûrs d'obtenir une réponse !

 

Vous pouvez également vous rapprocher des fans des Eveilleurs sur le forum: http://eveilleurs.forumactif.fr

 

Prenez soin de vous et n'oubliez pas de lire, d'écrire et de JOUER !!!

bises

Pauline Alphen

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 18:59

 

 

 

AMUSEZ-VOUS !

RIGOLEZ ! !

 

EMBRASSEZ-VOUS ! ! ! !

 

PROFITEZ ! ! ! ! !

PARTAGEZ  ! ! !

 

plutôt la vie ...


 


 


 

 

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 00:01

Ahhhhh !

Trois mois que je n'écris pas.

Enfin, trois mois que je n'écris pas de fiction, que je n'invente rien.

Et ça me MANQUE.

 

J'ai les doigts qui fourmillent,

les idées qui trépignent,

les mots qui cognent,

les rêves qui débordent.

 

Je travaille, hein? Je travaille beaucoup, ça ça n'a pas changé.

Je fais des choses nécessaires, utiles et même intéressantes ou amusantes.

Avec l'écriture toujours.

Mais c'est comme se contenter d'un sandwich quand on a besoin d'un ragoût en sauce avec le pain qu'on mouille dedans.


Ce matin je me suis réveillée avec un sentiment que je connais bien.

Une irritation. Une excitation. Un tremblement dans l'air. Un frémissement intérieur.

Le même sentiment que la première fois à 10 ans et après si souvent et de façon si urgente et impérieuse à l'adolescence, puis disciplinée et têtue: l'envie d'écrire.

Aujourd'hui, l'abstinence forcée m'a ramenée à mes fringales adolescentes.

Écrire comme on plonge dans l'inconnu.

Se poser sur une page blanche et se demander: que va t-il arriver? Que va t-il sortir de ma plume? Qui va arriver?

Respirer doucement, écouter dedans, ouvrir en haut, attendre...

Se transformer en mots...

 

Je voulais juste vous dire ça.

Merci, ça va déjà mieux !

 

Et ,aussi, merci d'être venus à Montreuil, d'avoir partagé le Passage et grimpé sur mon Arbre... Vous percevoir bruisser près de moi est comme une musique que je garde et qui me garde encore longtemps après...

Merci d'être là...

 

Prenez soin de vous, et les uns des autres, c'est le Temps Blanc !

 

P.A.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 00:19

 

Lectrices, Lecteurs, salut !

 

Aujourd'hui, j'ai ouvert une enveloppe, un peu distraite, en pensant à autre chose. Et un livre vert et rose (couleurs de l'école de samba Mangueira, êpa !) a glissé dans mes mains.

Ma fille était là et elle a ouvert de grands yeux.

Alors, je le lui ai donné et elle m'a demandé une dédicace.

Elle dit toujours qu'elle est toujours la dernière à avoir une dédicace...

Je me suis assise pour le lui dédicacer et je l'ai feuilleté. Un peu pressée, je devais sortir avec son frère faire des trucs administratifs. Je suis tombée sur une illustration où la grand-mère tient sa petite-fille sur ses genoux. Ça m'a pris au ventre. Et en écrivant, j'ai pensé à ce que cette histoire racontait.

A mes parents. Aux leurs. Au sitio. A mes enfants. A mes frères. Mes nièces. A la vie et à la mort.

Et une émotion à laquelle je ne m'attendais absolument pas est montée.

Et quand mon fils m'a demandé si ça allait, sa sœur qui me faisait un abraço a dit:

"Elle pleure mais c'est pas exactement de la tristesse. C'est plus de la saudade, hein, maman?".
Oui, la saudade...

Saudade de ce lieu que mon père a bâti et aimé si fort, des meubles qu'il collectionnait, des armes sur les murs, des tableaux partout, saudade de ce jardin immense où je glissais du lait dans les gosiers affamés des oisillons dont j'avais découvert les nids dans les hortensias (je pensais à cette époque que le lait était bon pour TOUS les bébés), des eucalyptus qui se balançaient sur le lac, des chevaux, des chiennes, du flamboyant où mon frère est tombé en glissant du toit alors que mon cœur de l'autre côté de l'Atlantique s'arrêtait de battre, de mon autre frère tenant mon fils riant aux éclats dans ses bras pour le jeter dans la piscine, des poissons qui écoutaient de la musique classique, de la bibliothèque de ma mère, de cette atmosphère de joie de vivre qu'elle créé partout où elle passe, du café de ma grand-mère... Et tant d'autres images, sons, parfums...

L'espace d'une dédicace, j'étais à nouveau là-bas.

J'ai écrit ce texte quand j'ai su que la maison allait être vendue sans que je l'aie revue.

Que c'était fini, je ne pourrais plus y retourner.

Que ma fille n'en aurait aucun souvenir.

Et qu'il ne m'en resterait que les miens.

J'ai écrit ce texte pour que tout cela continue à vivre.

Parce que je suis reconnaissante de tant de bonheur.

Parce que le bonheur passé n'est jamais passé...

Grâce à votre lecture.


Alors, que vive l'ARBRE A L'ENVERS !

 

Prenez soin de vous...

P.A.

 

P.S. ET MERCI, PRINCESSE CAM CAM, POUR TES  ILLUSTRATIONS: DELICATESSE ET EMOTION.

 


 

 

 



Published by Pauline Alphen
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 21:24

 

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Lectrices, Lecteurs, je vous salue !

 

Une journée magnifique aujourd'hui.

Une journée de Temps Vert en plein Temps Rouge.

J'adore...

Le soleil change tout.

Comme j'ai rendu L'ODALISQUE et L'ELEPHANT vendredi, je me suis généreusement octroyé une journée de pause.


J'ai filé un coup de main à une amie pour nourrir les chevaux et la paille scintillait sous le soleil. J'ai vu la petite pouliche née il y a deux ou trois semaines. Un poulain de Temps Rouge, c'est rare, ils naissent généralement au Temps Vert. Celle-ci va devoir passer l'hiver encore bien petite mais, à la voir, je dirais que c'est une vaillante. Et puis, on lui tricote déjà un petit manteau :-)

Après, nous avons déjeuné. Et les déjeuner entre filles —pardon, boys— qu'est-ce ce que ça fait du bien !

 

Je vous parlerai de l'ODALISQUE quand le livre sortira, ce qui n'est pas pour tout de suite. Temps Vert 2014, je dirais. On attend les illustrations, alors c'est looooong. Mais j'ai vu une pré-couv que j'ai trouvé belle belle belle. J'ai adoré retravailler ce texte, je me suis vraiment amusée et regalée. Cette histoire me met automatiquement de bonne humeur. J'ai déjà le second volume qui frétille sous mes doigts.

 

Je ne vous parlerai pas non plus de L'ARBRE A L'ENVERS  aujourd'hui. Mais plutôt à sa sortie, le 6 novembre. Mais je vous posterai bientôt sa couv.

 

Pour l'instant, honneur au PASSAGE... J'ai super hâte de savoir ce que vous m'en direz. Cette attente est... comme une attente amoureuse: insupportable et délicieuse. :-) Heureusement, je pars pour une semaine de salons/interventions en Bretagne (Salon du Fantastique de Brocéliande où j'espère bien croiser mon vieil ami Merlin l'Enchanteur) puis d'une escale à Paris et je n'aurai pas le temps de me ronger les ongles des pieds d'impatience. J'espère qu'il y aura quelques "plim plim" indiquant vos messages sur mon portable pour illuminer les nuits d'hôtel. Ah, mais non, suis-je bête, le tome IV ne sera pas encore paru en librairie ! Pas de "plim plim" alors...

 

Donc, si je ne vous parle ni de l'ODALISQUE, ni de l'ARBRE A l'ENVERS, de quoi vais-je vous parler, me direz-vous? Ben, de rien, de tout, on discute quoi.. Y a pas que la littérature dans la vie

 

Je peux vous dire qu'aujourd'hui j'ai travaillé (oui, je sais, c'était une pause, mais je n'y suis pas complètement arrivée en fait :-) sur un texte qui me tourne autour depuis un moment. Cela s'appelera, je crois, QUAND LES LETTRES DANSENT et devrait paraître dans la même collection que L'ARBRE A L'ENVERS. Collection où paraîtra aussi la nouvelle édition de GABRIEL ET GABRIEL, avec des illustrations.

 

Je peux vous dire que nous mangeons encore les tomates du jardin et que les tomates cerises jaunes sont merveilleusement sucrées. Que le basilic pousse encore et que les noix tombent déjà. Qu'on va encore à l'école en vélo et que  les glands font des crac croustillants sous les roues. Que le chat prépare sa fourrure de Temps Blanc, recommence à manger comme s'il allait hiberner pendant des mois, deviens gras comme un moine ou un Nomade de l'Ecriture qui ne voyage plus, et squatte à nouveau le canapé du salon. Qu'un enfant a quitté la maison pour être plus près de ses études et qu'on a beau savoir que ça va arriver un jour, ça fait sacrément bizarre. Quand on est l'enfant, on trouve ça normal, je m'en souviens très bien. Mais pff il me manque tous les jours...

 

Quoi d'autre?

Ah si ! Je peux aussi vous dire qu'au retour de Ploermel, je vais m'atteler aux EVEILLEURS V et reprendre pied au Nomadstère. Enfin, dès que vous m'aurez donné des nouvelles de vos lectures du tome IV. Parce que, bon, un écrivain a besoin de carburant. Et le carburant, c'est vous !

 

Profitez du Temps Rouge

Des vacances qui arrivent

De vos amis

Des dernières tomates et des premières noix

Prenez soin de vous

 

Que la Lecture vous soit féconde et le partage inépuisable !

P.A.


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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 22:36

 

 

Lectrices, Lecteurs, amies, amis !

 

Une vraie lectrice m'a demandé si je publierais les Carnets de Sierra du Tome quatre des Eveilleurs, "Le passage".

Alors, voilà, et après j'écris un vrai article, promis juré !

 

Prenez soin de vous !

P.A.

 

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Enfermés dans leur tour,
les Nomades ont oublié que l’essence même de la joie d’apprendre
est la découverte et le partage.
Ils apprennent mais ne partagent plus.
Comme ils ne partagent plus, ils ne découvrent plus,
ils ressassent.
Les meilleurs professeurs
ne sont pas toujours ceux qui savent le plus
mais ceux qui aiment partager.
Les meilleurs amants aussi…


Carnets de Sierra, extraits,
in Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Écriture.

 

 

*

 

Ne dit-on pas jouer d’un instrument,
jouer une pièce de théâtre, un opéra?
Écrire c’est jouer de la plume,
jouer des idées, des émotions, des mondes imaginaires.

Comme l’enfant, le comédien, le musicien, l’écrivain joue.
Il joue à entrer et à sortir de mondes multiples,
il joue avec les mots,
il joue à être d’autres personnages, à vivre d’autres vies,
il joue avec ses émotions, ses tripes, ses peurs,
Il joue avec le temps et contre lui,
il joue serré, il joue gros, il joue avec le feu,
Il joue un tour, il en joue deux,
il joue sur tous les tableaux,
Il joue les amants, les durs, les incompris, les victimes, les héros
Et ce n’est jamais joué d’avance.

À la question:
Que faites-vous? Quel est votre métier?
Le Nomade de l’Écriture devrait être fier de répondre:

«Moi, monsieur, je joue !»

 
Carnets de Sierra, extraits,
in Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Écriture.


 

 

*

 

Les Nomades exaltent de la foi d’écrire.
Mais la foi n’est rien sans la joie.
La joie. Pas la souffrance.
La joie, ce n’est pas celle d’y arriver, du travail accompli.
C’est dans la quête que la joie est éprouvée.
C’est pendant le travail, pendant l’écriture, pendant le voyage, que l’on éprouve sa foi. Sa joie.
La joie est fondamentale.
Les Nomades l’ont oublié.
Ils ne voyagent plus.

On veut nous faire croire que la joie du travail ne surgit qu’après l’effort.
C’est faux.
Dans l’écriture comme dans le voyage, la joie naît du parcours, du travail lui-même.
Une fois la tache accomplie, il ne reste qu’à recommencer car aucun texte n’est jamais abouti.
Qu’on se le dise ! Il s’agit d’une quête sans fin.


Carnets de Sierra, extraits,
in Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Écriture

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